
Le champ d’action nelf : définir un projet de société
Notre monde est confronté à des enjeux nouveaux et majeurs. Chacun d’eux pris individuellement peut radicalement changer notre civilisation et parfois même notre survie. Ces enjeux sont principalement, du plus immédiat au plus fondamental :
A. Permettre une réalité démocratique au sein de la mondialisation économique
B. Confiner les risques politiques liés à l’épuisement des ressources stratégiques
C. Assurer la survie durable de notre environnement malgré une croissance démographique et économique
D. Préserver l’intégrité de la nature humaine face aux nouvelles capacités de l’ingénierie génétique
E. Conserver une philosophie de conquête dans un monde clôt
Les offres politiques courantes sont insuffisante car :
- trop positionnées sur un axe gauche-droite qui était le reflet des enjeux et des conflits du XIX° et du XX°, pas de ceux du XXI°.
- trop locales (nationales) pour des enjeux mondiaux
- trop centrées sur des solutions au lieu d’exprimer une vision
Nous savons que des solutions existent ou existeront; elles seront radicales et remettront en cause notre manière de vivre.
Nelf n’a pas pour vocation de trouver les solutions miracles, Nelf pense qu’il faut urgemment, en paralèlle de la recherche de solutions, donner un sens à ces sacrifices et à ces changements de vie en dessinant un projet de société compatible avec ces enjeux. Notre civilisation est dit-on en manque de sens, peut être ces risques majeurs sont-ils une chance d’éclairer l’humanité d’un nouvel élan.
Une action dans ce sens peut se construire autour de 4 phases :
a. Le socle théorique d’un nouveau projet de société
b. Le maillage de cette vision avec les différents mouvements internationaux préexistants
(partie politique, ong, association, think tank,…)
c. Hiérarchisation des enjeux et la définition d’une plateforme politique
d. Action politique
Nelf s’inscrit dans la première phase et a pour vocation de définir un socle théorique d’un nouveau projet de société
Le parti pris spécifique du projet nelf : la résilience
Notre civilisation est aujourd’hui « pré-résiliente » : elle est confrontée à des traumatismes majeurs et essentiels. Elle peut décider de les vivres comme une plaie ou de les transformer en force.
Nelf tente de transformer les traumatismes de notre civilisation en force pour nos descendants, en raison de vivre leur présent, en énergie de construire leur futur qui ne ressemblera à aucun autre.
La structure de réflexion nelf : le diabolo
1. L’état de lieux: enjeux et solutions préexistantes
Les 5 enjeux majeurs du XXI°
Les offres théoriques actuelles : gauche – droite – mondialiste – souverainiste – altermondialistes – philosophiques
2. La disruption idéale : elle reflète les schémas structurels de la résilience
Redéfinition du nouveau Heros du XXI° siècle et de ses valeurs
Redéfinition du nouvel Eden compatible avec les enjeux du XXI°
3. La restitution : le projet de société
L’homme et ses valeurs
Le pacte social : pourquoi vivre ensemble
Le cadre de vie
L’ambition individuelle
L’ambition collective
Jusqu’en septembre 2008, nelf vous propose de collaborer aux 3 chapitres ci-dessus qui correspondent à trois sections de ce blog.
Sur les thèmes qui vous inspire, vous pouvez commenter les textes existants ou bien envoyer un article complet à l’attention de axel.dauchez@moonscoop.com qui sera alors publié
4 commentaires
Soyons tous des bitniques !
Je passe le mot Nelfien à ceux que je rencontre. Il génère beaucoup d’enthousiasme… et d’entrée de jeux, le terme nelf arrête les esprits. On parle des problèmes de la planète. Un bon sujet de diner. La compréhension ou la prise en compte est meilleure, à force de matraquage médiatique et d’actions de particuliers (on les nommait il y a peu les bitniques) ; ou celles d’entreprises qui ne peuvent plus ignorer les répercutions néfastes de leur incivilité… C’est déjà bien, parce qu’on en parle. Il est difficile d’ouvrir un journal sans toucher du doigt le sujet de global warming, du l’explosion des matières premières, de celle des aliments de première nécessitée, des conséquences néfastes de la quête sans fin de plus de profit pour moins de risque, de la dématérialisation du travail, des progrès scientifiques et des questions sans réponse de l’impact éthique, de la préservation de la planète et de sa destruction, de bois certifié et de déforestation, du méthane des vaches et de l’eau gaspillé par l’agriculture intensive, du coût des transports qui augmentent de manière vertigineuse, de l’inflation lié à l’augmentation des prix de l’énergie, des profits des multinationales mis à mal à moins de passer l’augmentation de leurs coûts de production aux consommateurs, de ce printemps qui n’a pas eu lieu et de cet été qui nous tombe dessus comme une massue sans transition, de l’espérance de vie qui augmente au rythme des trous de sécu qui se creusent, de l’Inde qui ajoutera 700 millions d’habitants dans les 15 ans à venir, un peu plus que le nombre d’habitants d’une Europe continental au sens large, des nouveaux standards de constructions ‘passifs’, de l’explosion des technologies, la rapidité fulgurante d’adoption du téléphone mobile et de l’internet, du bioéthanol bon l’an dernier, calamiteux et immoral cette année, de la hausse du pétrole qui fait grincer les ‘démocraties’ alors qu’elle enrichit les bastions autocratiques et totalitaires…
En gros, on est informé. Informé sans arrêt. On sait. Et puis que fait-on ? Il s’agit avant tout d’un problème de conscience, plus précisément de bonne conscience.
On fait de la comm institutionnel on prenant comme axe stratégique le vent, le soleil, le bio. On discute Grenelle en mangeant des petits fours. On s’effraie mutuellement. Alors au mieux, on change de bagnole pour une diésel avec pot catalytique et on installe sur son toit des capteurs solaires. C’est déjà pas mal, parce que, que faire d’autre ? Quelles sont les règles et les exemples ? On n’a pas grand-chose de concret. Tu dis qu’en gros, ça viendra, assurément. Parce que l’Homme est génial.
Nelf décrit très volontairement et intellectuellement les enjeux (A. Permettre une réalité démocratique au sein de la mondialisation économique ; B. Confiner les risques politiques liés à l’épuisement des ressources stratégiques ; C. Assurer la survie durable de notre environnement malgré une croissance démographique et économique D. Préserver l’intégrité de la nature humaine face aux nouvelles capacités de l’ingénierie génétique ; E. Conserver une philosophie de conquête dans un monde clôt Complaisance). C’est bien, c’est surement juste. Mais c’est aussi loin de moi que la lune de la terre. Une jolie vue, un effet certain sur les marées et sur la pousse des plantes. Et puis passionnant à étudier.
Complaisance. Suffisance. Après moi le déluge. Je me reconnais si bien dans ce confortable doux mélange d’égoïsme et de paresse. Et toi ? Et toi ? Et toi ? Non, non… Il faudrait pourtant admettre que la solution nous permettant de revenir à l’équilibre (par exemple : l’Homme ne consomme pas plus que ce qu’il est possible de produire durablement) ne se fera pas grâce à moi. Aujourd’hui je me complais dans mon état. Je comprends – ou plutôt j’entends – le risque qui augmente et qui gronde, et pourtant je ne bouge pas. N’ayez pas peur ? Et bien voilà, je pète de trouille, je suis tétaniser, paralyser. Alors je ne bouge pas. La seule chose qui me fera bouger sera d’y être contraint et forcé. Et prends ça pour ta réalité démocratique. C’est pas glorieux, c’est pas gai, et c’est inéluctable. Cynisme et réalisme… Ce qui n’empêche de l’être avec enthousiasme… A toi de décider. A toi de me convaincre que j’ai tord. Je te donne la clef : tu m’auras convaincu lorsque, par les faits (A+B), tu m’auras démontré que j’ai changé, que mes habitudes ont changé, que la peur d’échapper au confort qui est le mien m’aura quitté. Que j’en trouverai un autre probablement radicalement différent, respectueux, effrayant, et aujourd’hui inconnu.
Si on ne change pas de comportement, les enjeux qui seront abordés par nelf resteront à l’état de thèse brillante ou d’étude. Le Nelfien doit se positionner en acteur et non en spectateur ou critique littéraire. Je dois être – et toi, et toi, et toi – au centre du débat. Et nous devons bouger. Et nous devons faire. Aussi bon soit il, dans la bonne direction. Et là, on compte sur toi, grand Nelfien.
Des autres suggestions de lectures pour les vacances (tu prends pas ton 4×4, hein, pour partir en vacances…)
Bibliothèque rose : Mal de terre d’Hubert Reeves. Le genre de bouquin que tu détestes à priori. Un peu du genre de thèse facile à la Al Gore (il s’en est sûrement inspiré pour faire sa présentation PowerPoint ‘unconvenient truth’).
Bibliothèque verte : Effondrement de Jared Diamond. Une bonne douche froide, démontrant que mainte et mainte fois, des civilisations se sont automutilés et détruites (les incas, les mayas, les habitants de l’ile de pâque), pour n’avoir pas su gérer les ressources mises à leur disposition de manière durable… Sounds familiar ?
Et enfin : http://www.350.org et http://www.tallbergfoundation.org pour regarder live webcasts du 26 au 29 juin un forum sur les enjeux 350 (intrigué par le chiffre ?…)
Cher Axel,
Bon choix des 5 défis majeurs auxquels j’adhère 5/5 concernant les… 4 premiers, en y ajoutant le choc Nord – Sud depuis le 11 septembre d’une part et via la Chine et l’Inde d’autre part.
A la place de ton 5ème défi, je substituerais la problématique de l’esthétique, de l’art, de la poésie, auxquels on ne comprend plus rien, à tel point que ce véhicule de transcendance disparaît et crée un manque.
Enfin, s’il faut parler du « héros », j’aimerais qu’on aborde aussi le « salop » – d’Hitler à Fourniret – qui, via Phnom Penh ou Sarajevo, ou le jour le jour de nos vies, demeure présent au point que le siècle à venir doit composer avec lui. C’est la part d’ombre…
“L’énoncé de ce « programme » me semble cohérent et furieusement mobilisateur. Par contre, même si dans le thème -projet de société- apparait enfin la réflexion sur notre système économique, je trouve que ce sujet mériterai une place plus importante dans notre organigramme.
Car aujourd’hui, nous avons tous conscience des enjeux planétaires et de certaines solutions mais c’est l’arrêt ou la diminution de profits qui freine les prises de décisions majeures. Certaines bonnes questions ont été posées :
– Le système économique actuel peut il induire la mutation de la société ?
– Doit-on créer un système d’entreprise de social-business, parallèle au système économique traditionnel ?
– Peut-on construire du bien plutôt que limiter les effets néfastes ?
Je préciserai donc quelques pensées :
- Existe-t-il, ou peut-on détourner d’autres sources de profit pour permettre d’engager notre mutation, sans ponctionner les entreprises (sic) ou les individus… ?
- Est-ce la voie politique qui permettra des modifications de notre futur économique ou est-ce par les changements de mécanismes économique que l’on fera changer la politique ?
- Pour avoir plus de chance de réussir notre mutation, doit on attendre une période de crise économique mondiale pour présenter des solutions ou profiter au contraire d’une forte croissance afin d’engager des réformes obligatoirement couteuses ?
Certaines réponses sont peut-être à découvrir dans les manuscrits d’auteurs spécialisés, et Axel peut puiser dans sa bibliothèque pour nous informer ; -) Voyons déjà ce que vous, Nefliens et Nefliennes (ou Nefliettes) en pensez…”
Ci-dessous mes remarques :
- Vos remarques sur la réunion :
Très bien. Présentation des participants à la prochaine réunion. Prévoir dîner débats.
Pour optimiser le temps de 20H00 à minuit.
- Vos recommandations sur ce que doit être nelf et comment il doit fonctionner :
RAS
- Votre avis sur les 5 enjeux et ceux qui manquent :
Les 4 premiers OK. Le cinquième « Un monde clos » : Je n’y adhère pas.
A rajouter enjeux sur un monde plus solidaire. ACT local.
Think Global : Si nous étions tous plus solidaires, par de simples démarches de solidarité et d’entraide de proximité, alors le monde changera.
- Vos sujets de prédilection :
Environnement, capitalisme, démocratie
Génétique passionnant car je découvre.